Apple accusée de se muer en tyran de la publicité
Le Temps, 26 octobre 2022 · par Anouch Seydtaghia
Présenté dans l'article comme:
"Blaise Reymondin, spécialiste en marketing Google au sein de la société Blaise & Bruno, basée à Pully" (plus loin: "Le spécialiste de la publicité Google")
Le contexte
Apple a modifié les conditions de son App Store pour prélever une commission de 30% sur certaines dépenses publicitaires dans les applications, une attaque visant surtout Meta. Blaise Reymondin analyse la stratégie publicitaire d'Apple et le contexte du marché.
Mes propos, in extenso
Contexte: sur la nouvelle commission d'Apple.
«Apple fait ainsi coup double: d’abord en s’assurant de nouveaux revenus à travers une commission sur les boosts publicitaires dans les applications, puis en impactant les revenus de Meta, l’entreprise qu’Apple désigne volontiers comme son opposé et qui constitue donc une cible idéale»
Contexte: a priori, ce seront surtout les particuliers et les PME qui devront passer à la caisse.
«La majorité des annonceurs qui dépensent régulièrement de l’argent pour booster leurs publications utilisent le portail publicitaire de Meta, qui n’est pas concerné par la surtaxe mobile d’Apple, poursuit Blaise Reymondin. Le boost publicitaire acheté directement depuis une application tente surtout les petits artisans et les micro-influenceurs peu expérimentés. Ma prédiction est que cela n’aura au final pas un grand impact sur les revenus de Meta, et il n’est donc pas certain qu’ils répercutent ce surcoût sur ce type d’annonceur. Par contre, il est possible que, poursuivant sur sa lancée, Apple prélève plus tard une commission sur toutes les publicités affichées sur ses plateformes.»
Contexte: sur le recul de la publicité en ligne.
«Il y a plusieurs raisons: l’inflation bien sûr, mais aussi la comparaison avec les deux années précédentes, qui étaient hors norme en raison de la pandémie. Et il y a aussi la concurrence massive de TikTok sur le format vidéo»
Contexte: «Le spécialiste de la publicité Google note par ailleurs que Google, justement,»
«a utilisé de multiples stratagèmes ces dernières années pour inciter les annonceurs à dépenser plus d’argent sur sa plateforme publicitaire. Il s’agit notamment de l’automatisation, qui entraîne souvent une perte de contrôle pour l’annonceur, et des «recommandations» constantes à dépenser plus d’argent, à augmenter les budgets publicitaires.»
Seuls mes propos sont reproduits ici. L'article complet appartient à Le Temps.
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Blaise Reymondin
Expert en acquisition client à Lausanne depuis 2004. Chroniqueur pour Le Temps sur le numérique et l'IA.