Le Temps · Cité dans l'article

    La publicité pourrait bientôt s’infiltrer au cœur de ChatGPT, avec des risques importants de dérives

    Le Temps, 3 décembre 2025 · par Anouch Seydtaghia

    Présenté dans l'article comme:

    Blaise Reymondin, expert en marketing Google

    Le contexte

    L'article (titre de la liste de travail: «ChatGPT s'apprête-t-il à se lancer dans la publicité? Pourquoi c'est compliqué») analyse les indices d'une arrivée prochaine de la publicité dans ChatGPT, découverts dans une version bêta Android, et les risques de dérives. Blaise Reymondin y intervient comme expert en marketing Google sur les enjeux de confiance et de monétisation.

    Mes propos, in extenso

    Contexte: «La prudence est de mise, et pour de bonnes raisons, estime Blaise Reymondin, expert en marketing Google:»

    «ChatGPT dispose d’une mémoire conversationnelle. Le système retient les détails personnels partagés au fil des échanges, par exemple la situation familiale, les projets professionnels ou encore des préoccupations de santé. Les utilisateurs confient à ces assistants des informations très personnelles. Transformer cette relation de confiance, bâtie sur une connaissance intime des utilisateurs, en levier publicitaire risque de provoquer un rejet massif»

    Contexte: «Selon l’expert, l’acteur qui résistera ainsi à la tentation publicitaire pourrait se différencier significativement sur ce marché désormais ultra-compétitif.»

    «Anthropic, avec son assistant Claude, semble incarner cette voie. L’entreprise revendique des choix idéologiques pour son modèle: un positionnement centré sur la sécurité, la fiabilité et l’alignement éthique de l’IA. La publicité, avec son cortège de ciblage comportemental et de manipulation de l’attention, pourrait apparaître difficilement compatible avec cette vision. Cette sobriété assumée pourrait devenir un argument commercial décisif si ChatGPT se lance dans la voie de la publicité»

    Contexte: après l'expérimentation publicitaire abandonnée de Perplexity.

    «Chacun expérimente à petite échelle, mais personne ne semble oser tirer le premier à gros calibre avec de la publicité. Le risque d’endommager un avantage concurrentiel semble jusque-là contrebalancer les opportunités de monétisation»

    Contexte: sur la crainte que les annonceurs soient déçus.

    «Selon le Pew Research Center, les utilisateurs cliquent sur les liens intégrés aux réponses IA dans à peine 1% des cas. Et sur Google, ce phénomène du «zéro clic» s’amplifie: 69% des recherches se terminent désormais sans aucun clic vers un site externe. Pour un annonceur qui paie pour générer du trafic qui engendrera ce que nous appelons des «conversions», c’est-à-dire de la valeur commerciale tangible, c’est un problème majeur»

    Résumé «tout en une phrase»:

    «les chatbots captent l’attention, mais sans la rediriger»

    Propos rapporté (indirect): «Seuls des formats plus visibles, comme des carrousels latéraux ou des questions sponsorisées, pourraient atteindre des taux de clic jugés acceptables, de l’ordre de 5 à 6%, affirme Blaise Reymondin.»

    Seuls mes propos sont reproduits ici. L'article complet appartient à Le Temps.

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    Blaise Reymondin

    Blaise Reymondin

    Expert en acquisition client à Lausanne depuis 2004. Chroniqueur pour Le Temps sur le numérique et l'IA.

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