Les débuts catastrophiques de GPT-5 sont un signal d’alerte sérieux pour OpenAI, l’éditeur de ChatGPT, soupçonné de suffisance
Le Temps, 12 août 2025 · par Anouch Seydtaghia
Présenté dans l'article comme:
"Fin connaisseur des chatbots, Blaise Reymondin [...] celui qui est aussi spécialiste en marketing Google au sein de la société Blaise & Bruno, basée à Pully" (plus loin: "l’expert en technologie")
Le contexte
Article publié le 11 août 2025 (modifié le 13) après le lancement raté de GPT-5 par OpenAI: réponses jugées moins bonnes, suppression abrupte des anciens modèles, critiques massives. Deux experts sont interrogés: Blaise Reymondin et Rémi Sabonnadiere (Effixis).
Mes propos, in extenso
Contexte: «Fin connaisseur des chatbots, Blaise Reymondin livre un verdict sévère:»
«On attendait un miracle, une révolution. Nous avons eu une mise à jour incrémentale bancale, un lancement frisant l’amateurisme avec même des erreurs grossières lors de sa présentation. Une forme de suffisance jugée par les observateurs comme impardonnable à ce niveau des enjeux et des attentes très élevés. La marque ChatGPT-5, fantasmée depuis plus de deux ans, est retombée comme un soufflé après le verdict des premiers tests utilisateurs»
Contexte: «Pour l’expert en technologie,»
«le principal problème est l’absence de choix, ainsi que la désactivation abrupte des anciens modèles. La décision d’OpenAI de supprimer des anciens modèles n’a pas que des répercussions émotionnelles auprès d’utilisateurs qui s’y sont attachés, mais également fonctionnelles. C’est par exemple critique dans l’utilisation de ChatGPT au sein d’agents d’automatisation de processus métiers qui doivent pouvoir reposer sur leur prévisibilité. L’évolution des modèles est normale, mais elle ne devrait pas survenir sans préavis, du jour au lendemain»
Contexte: sur la question de la suite pour OpenAI après ce «bad buzz».
«Je ne partage pas la vision d’un OpenAI dominant, et encore moins après ce lancement chaotique, estime Blaise Reymondin. Claude, édité par Anthropic, reste le modèle de langage préféré des développeurs, ainsi que pour la rédaction de textes. De son côté, Gemini de Google est très bon et sa prochaine version pourrait déclasser tous ses rivaux, notamment en élargissant encore sa gigantesque fenêtre de contexte, c’est-à-dire la taille autorisée pour les données en entrée du prompt. C’est déterminant pour le développement assisté par IA et la recherche scientifique. A cela s’ajoute xAI d’Elon Musk, qui a montré la progression la plus spectaculaire cette année, avec ses investissements pharaoniques. Sans oublier les modèles chinois dont le très attendu Deepseek R2. Cette intensité concurrentielle est inédite dans le domaine de la tech.»
Seuls mes propos sont reproduits ici. L'article complet appartient à Le Temps.
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Blaise Reymondin
Expert en acquisition client à Lausanne depuis 2004. Chroniqueur pour Le Temps sur le numérique et l'IA.